Biografie von Léon BAR - BAUDOUIN
Au n°25 Avenue Alexandre Bertrand à Forest, habitait Léon Bar (Baudouin, nom de guerre).
Il était né le 20 janvier 1915 à Pâturage, lieutenant parachutiste ayant rejoint l'Angleterre et ensuite la Belgique. Résistant il émettait par Radio des messages codés, mais découvert et le quartier cerné, il fût arrêté le 21.08.1943, enfermé à Breendonck et fusillé au Tir national de Schaerbeek le 10.02.1944.
Sources : " Histoires de Résistants"par William Ugeux -
Texte écrit par Prosper .
"Sous l'occupation, la communication se fait dans l'autre sens. Jean Crèvecoeur, par cette sorte d'intercommunale de la résistance et de la générosité qui trace entre les commissariats et les maisons de ville des liens auxquels toutes les polices d'occupation feront en vain la guerre, est mêlé à des chaînes d'évasion de prisonniers français et britanniques. Il obtient de Gaston Masereel un concours de plus en plus large, collecte de vêtements, recherche de logements, escorte jusqu'à la frontière française et parfois au-delà, distribution de journaux clandestins comme ‘’La Voix des Belges’’.
Très vite, Gaston Masereel est un membre de la Résistance. Non pas un membre important ou dirigeant, mais un de ces Belges nombreux auxquels on ne fait pas appel en vain lorsqu'il s'agit de tenir en respect un occupant qui, dans la mesure même où une population un instant hébétée, retrouve son équilibre, apparaît comme un ennemi auquel il ne faut rien permettre.
Il y a des Masereel dans toutes les communes belges. Il y a des Crèvecoeur dans toutes les polices communales. Il y a même une interconnexion entre tous les Masereel et tous les Crèvecoeur, avec la prudence, la discrétion de rigueur.
C'est après la guerre que l'on découvrira qu'un des principaux mouvements de résistance était constitué, pratiquement, par la seule police de la commune de Schaerbeek; c'est après la guerre qu'on découvrira qu'un simple agent de police, comme Charles Blaze, a joué un rôle de liaison extraordinairement efficace. Ce Charles Blaze, précisément, qui organisera un jour une rencontre entre Freddy Veldekens et Jean Crèvecoeur.
Freddy Veldekens est un parachuté. Les services secrets belges de Londres l'ont envoyé sur le terrain pour concrétiser un projet né de notes préparées par François Landrain, qui avait été le technicien de Radio-Schaerbeek, une des radios privées auxquelles la législation belge avait permis une courte existence dans les mois qui ont précédé la guerre, et par Paul M.G. Lévy, premier reporter à la Radio nationale, qui s'appelait alors l'I.N.R. Il s'agit de mettre sur pied la résurrection des émissions, dès que la chose sera possible. Avec Freddy Veldekens a été parachuté Léon Bar qui, lui, servira de ''pianiste''. Il s'agit de loger ce radio, de lui fournir des lieux d'émission et d'assurer la protection de ses dangereuses activités contre les camionnettes radio goniométriques des polices d'occupation. Freddy Veldekens, Marianne, l'un de ses agents (Madeleine Vinck tient une librairie ''Le Bouquin'' 38, rue Emile Bouillot à Ixelles), et d'autres membres du réseau qu'on appellera plus tard «Samoyède», se chargent de trouver les lieux d'émission et de camoufler Bar, devenu ''Baudouin'', pour l'exécution de sa mission dans laquelle il porte le nom de code de ''Dormouse'' ; ''Baudouin'' est logé à Waterloo chez des amis du groupe «samoyède» auprès desquels il joue un rôle de domestique, rôle qui d'ailleurs ne l'amuse qu'à moitié.
Aussi, grâce à Jean Crèvecoeur qui a accepté, à la demande de Freddy Veldekens, de transporter et d'entreposer le dangereux matériel d'émissions et de veiller sur le quartier où ces dernières se feront, ''Baudouin'' va-t-il trouver assez rapidement un appartement aux environs de
l'«Altitude 100», dans un territoire que Jean Crèvecoeur connaît professionnellement, pavé par pavé.
Très vite ''Anatole'', c'est le nom du policier forestois dans la clandestinité, mesure qu'il ne peut pas, à lui seul, assurer une protection satisfaisante. A qui s'adresser sinon, avec l'accord de Freddy Veldekens, à son ami Gaston ?
Nous sommes en 1943. Bar, le 27 août de cette année-là, a pris un risque déraisonnable. Nanti d'un nouvel appareil émetteur, il néglige d'aviser le responsable de sa sécurité et, de son appartement de l'avenue Alexandre Bertrand à Forest, il émet sans protection et fort longuement. Sa mission est près de prendre fin. Il veut ''liquider'' tous les messages qu'il lui reste à transmettre. Le drame survient à 8 h du soir. Le quartier est cerné.
Bar dit ''Baudouin'', qui cherche à s'échapper par l'arrière de l'immeuble, est jeté au sol d'une balle de mousqueton. Il sera fusillé au Tir National peu après.
Ni ''Anatole'' ni son adjoint Gaston Masereel n'ont été mêlés au drame. Ils n'en apprendront que trop vite le déroulement, car il ne faudra pas longtemps à la police d'occupation pour remonter jusqu'au commissaire adjoint, lequel prend la clandestinité.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Enclos_des_fusill%C3%A9s_(Bruxelles)
C.B.
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