Biografie von Claire DUYSBURGH
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Regentschapsstraat 51 Brussel
Claire Duysburgh (1899 - 1980) était une féministe et résistante belge. Rescapée des camps d'extermination nazis, elle rejoindra après-guerre le Ministère des Victimes de guerre et de la Reconstruction et luttera notamment en faveur des droits économiques des femmes.
Elle réalise des études de Secrétariat et travaille dans l'équipe administrative du ministère de la Justice, comme sténodactylo à partir de 1919, notamment au service d'Émile Vandervelde.
Claire Duysburgh rejoint la Résistance au début de la Seconde Guerre mondiale, en faisant partie du Réseau Comète ainsi que de l’état-major du Service de renseignements et d’action Luc-Marc. À partir d’octobre 1941, elle gère la centralisation Des renseignements pour tous les réseaux de résistance sous le pseudonyme de « Cousine ».
Elle est arrêtée le 12 mars 1943, puis déportée le 4 décembre en Allemagne dans le camp d’Essen, transite par plusieurs camps et condamnée à mort le 13 septembre 1944 à Donauworth. Elle est envoyée à Munich en avril 1945 pour y être exécutée, mais elle y échappe grâce aux bombardements alliés, avant d'être rapatriée en Belgique le 24 mai 1945.
Malgré sa santé, Claire Duysburgh entre au Ministère des Victimes de Guerre en 1945. Elle devient cheffe de bureau au Ministère de la Reconstruction en 1948 et s'investit dans des organisations d'aide aux victimes du nazisme.
Claire Duysburgh intègre la franc-maçonnerie en 1953 et gravit tous les échelons jusqu'à atteindre la loge de la « Sagesse ». Elle milite également au sein du Groupement belge de la Porte Ouverte, fondé en 1930, pour « l’émancipation économique de la travailleuse ». Elle devient également conseillère morale à la prison de Mons pour la Fondation pour l’assistance morale aux détenus, une des premières personnes à s'y engager lors de la création de la fondation.
Elle meurt en 1980.
↑ a b c d e et f Éliane Gubin, Jacques Catherine, Piette Valérie et Puissant Jean, « Claire Duysburgh », dans Dictionnaire des femmes belges, Racine, 2006, 637 p., p. 229.
↑ a et b Pol Delfosse, Martine Goldberg et Jean-Michel Dufays, Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique, Luc Pire, 2005 (ISBN 978-2874155246), p. 102-103.
Bibliographie:
Dictionnaire des femmes belges : XIXe et XXe siècles. Gubin Eliane (dir), Jacques Catherine, Piette Valérie, Puissant Jean, Éditions Racine, 2006, 637 pages
Dictionnaire historique de la laïcité en Belgique. Pol Defosse. Luc Pire Editions, 2005 - Church and state - 343 pages.
Les féministes belges et les luttes pour l'égalité politique et économique (1914-1968). Jacques Catherine, Académie Royale de Belgique, 2013, 264 pages
Un pavé de mémoire a été posé le 15 février 2015 devant son dernier domicile.
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