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PREDOM

Biography of Eugène PREDOM

Au n°216 Rue Bara à Anderlecht habitait Eugène Predom né à Bruxelles le 4 juin 1915, un jeune résistant qui taggait les maisons des collabos, dénoncé et arrêté le 18/11/1942.
Il fut condamné à mort suite à une enquête approfondie de la PJ, qui découvrira des explosifs dans son appartement.
Eugène Predom fut emprisonné à Breendonck et fusillé le 13/01/1943.

"Ouvrier dans l'industrie du bâtiment, Eugène Predom habite encore chez ses parents au moment de l’invasion allemande. Réfractaire au Service du Travail obligatoire imposé par l'armée allemande d'occupation, il décide de rejoindre l'Armée Belge des Partisans. Il est arrêté en tant que meneur d'un groupe de jeunes ayant tracé à la brosse des inscriptions dénonciatrices sur la façade d'un médecin connu pour ses sympathies pour l'occupant. Avertie et l’auteur des faits identifiés, la police communale, suite à une perquisition menée à son domicile, découvre une bombe et des explosifs. Il est alors remis à la Gestapo, ce qui vaudra au commissaire ayant pris cette décision d’être confronté par la suite aux Partisans Armés. Incarcéré à la prison de Saint-Gilles puis à Breendonk, il est condamné en tant que "terroriste communiste" et fusillé comme otage par un tribunal militaire allemand à titre de « représailles pour des attentats commis par des patriotes »."
(AS)

Publié le samedi 10 novembre 2018 à 07h34 - RTBF LA UNE :

"Eugène a 28 ans. Il est peintre en bâtiments. Avec ses copains, il a taggé un slogan insultant sur la façade d'un médecin collabo. Eugène est dénoncé, arrêté, condamné.
Il sera fusillé pour acte terroriste.

On est en 1943. Le corps d’Eugène Predom repose à l’"Enclos des fusillés ", situé à l’arrière du bâtiment de la RTBF. De nombreux résistants des deux guerres mondiales y ont été fusillés, puis enterrés.
C'est là qu'Edith Cavell et Gabrielle Petit ont été exécutées en 1915 et 1916. Pendant la seconde guerre mondiale, de nombreux étudiants de l’ULB ont subi le même sort. Ce cimetière compte 365 tombes, dont 219 ont été exhumées au fil des années. Sur les 146 corps restés sur place, 38 restent non identifiés. Les croix catholiques côtoient les étoiles de David. Les victimes sont toutes des résistants ou des otages, d’appartenance politique diverses.
Les tombes datant de la Première guerre mondiale ont toutes été désaffectées. Ce n'est pas le cas des tombes de la guerre 40-45.

40-45 : Eugène le résistant qui a réveillé les consciences des magistrats
Pierre Havaux

Servir l'occupant ou "couvrir" le résistant ? Une historienne néerlandaise dévoile le dilemme cornélien qui assaille les magistrats au cours de la Seconde Guerre mondiale. Et révèle comment l'exécution d'un jeune résistant bruxellois leur a servi d'électrochoc.
© HATIM KAGHAT POUR LE VIF/L'EXPRESS

Fort de Breendonk, le 13 janvier 1943. Un jeune homme va mourir. Il a 27 ans, s'appelle Eugène Predom et s'apprête à tomber sous les balles d'un peloton allemand. Trahi par la confession d'un ado de 15 ans arrêté pour distribution de feuilles clandestines, et qui a révélé appartenir à un groupe de jeunes résistants animés par Predom. Rien de très méchant à l'actif de ces jeunes : quelques façades de maisons de collabos barbouillées du slogan " Ici traître Rex ". Sauf que l'enquête ouverte par la PJ belge a conduit à la découverte d'explosifs dans l'appartement d'Eugène. Et que le zèle d'un commissaire adjoint de la police d'Anderlecht acquis à l'Ordre nouveau, va signer l'arrêt de mort."

Recherches et documents : C.B.

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